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Que faire en Martinique

a visiter en Martinique

17 août 2019

Fort-de-France, la ville Capitale

Il faut une bonne journée pour visiter la ville qui peut plaire à tous, par ses aspects différents : shopping avec le marché couvert et les boutiques du centre-ville. La Cour Perrinon accueille, dans un lieu moderne et climatisé, rue Victor Sévère, des enseignes nationales en beauté, santé, mode, culture et loisirs. La Librairie Kazabul, rue Lamartine propose toutes sortes d’ouvrages, avec un rayon spécialisé dans les auteurs des Antilles. « Qui M'aime Me Suive », une boutique où l’on peut « shopper » en buvant du thé, boulevard de Verdun. Et il reste plein d’autres boutiques à découvrir ! Pour les musées, l’Espace D’art Contemporain 14°N 61°W, place du 22 mai 1848, avec des expositions temporaires et des projets toujours axés sur l’art Caribéen. Le Musée du Père Pinchon, 33 rue du Professeur Garcin, musée d’histoire naturelle, pour le lieu et pour les expositions : biodiversité, mer, fougères, etc. Dans l’ancien Hôtel de ville, l’Espace Museal Aime Césaire où est expliqué qui était ce personnage important de la Martinique et son travail, le tout dans son propre bureau. Terminer par un verre en regardant les lumières de la ville au Cloud, le rooftop bar de l’Etang Z’abricot. 

Saint Pierre, la renaissante

Saint-Pierre est à la Martinique son passé et son futur, sa mémoire et sa résilience, son sourire et ses larmes. Elle est bord de mer et montagne, chaleur et alizées. Elle se découvre à pied, prenant le temps de parcourir chaque ruine, chaque trace, et de découvrir son renouveau. Pour cela, nous vous conseillons le Cyparis Express, le petit train de Saint Pierre, trois wagons derrière une locomotive, le tout blanc étincelant et bleu outremer. Visites, commentaires du guide Fernand Pain, désireux de partager son savoir. Vous trouverez au centre-ville, de quoi ramener des souvenirs locaux, des robes en madras ou en dentelle, des paréos estampillés Madinina, des bijoux en banane qui vous porteront chance. Le Bataka, le 1902, Malou Création, dans ces trois boutiques vous serez accueillis par des passionnés, passionnants, aimant la vie et Saint-Pierre. Vous pourrez déguster tous les plats créoles qui vous font envie, boire un ti punch, un planteur, un simple jus frais, en regardant la mer. Et si vous êtes curieux de découvrir ses dessous, ceux de la mer, de nombreux clubs proposent des baptêmes de plongée mais aussi des excursions sous-marines. Si l’éruption a mis à mal la ville, elle n’a pas épargné la baie : de nombreuses épaves sont présentes, intéressantes à découvrir. Il y a des jardins coralliens, des éponges, des barracudas, des langoustes, et même parfois, l’on peut approcher des tortues. 

La route de la trace, le dépaysement total

Son vrai nom ? La RN 3… Moins glamour ! Mais la Trace, en effet, est une route nationale, longue de vingt-neuf kilomètres, reliant Fort-de-France au Morne-Rouge, à travers la jungle tropicale. Une trace, à l’origine, est un sentier pédestre, nombre d’entre eux débutent de la RN 3, dont l’un, la trace des Jésuites, ayant donné son nom à la nationale. Quelques arrêts intéressants : la Basilique du Sacré Cœur de Balata, le Jardin de Balata, la Station Thermale d’Absalon, la rivière Blanche (lieu idéal pour une pause rafraichissante), la cascade du Saut Gendarme, une série de bassins et de cascades, le domaine d’Emeraude. Arrivée au Morne-Rouge, la commune la plus fraiche de la Martinique, nommé ainsi pour la couleur de sa terre fertile pour les ananas et les bananiers, sur les pentes de la Montagne Pelée. D’ailleurs, le gentilé des habitants est : péléen. Vous pourrez tout connaître de l’activité sismique de la Caraïbe à l’écomusée, La Maison des Volcans. Et visiter la grotte de Lourdes, vraie grotte où une statue de Notre Dame de Lourdes veille depuis le 8 décembre 1904. A l’époque, l’inauguration du lieu fut grandiose, une file d’attente de plus d’un kilomètre s’était formé, pour un hommage, une prière. Depuis, la dévotion est toujours aussi ardente : plaques, fleurs, bougies en sont les preuves. Juste à côté, une source coule. Croyants ou pas, l’eau y est fraiche, claire, et potable ! 

Ajoupa Bouillon, la verdoyante

Nichée à l’intérieur des terres, Ajoupa-Bouillon est une commune de la Martinique où vous trouverez des hauteurs, de la végétation, des températures fraiches. Une commune verte, fleurie, tranquille et charmante. Labellisée « Ville Fleurie 1 », ses abords sont couverts d’alpinias, d’hibiscus, d’heliconias, de balisier, d’ixoras, de bougainvilliers, ménageant les couleurs chatoyantes de ces fleurs au vert humide des plantes tropicales. La photo est belle ! Ajoupa est en créole un abri en bois, Bouillon, le nom du premier colon français, Jean Robert Sieur de Bouillon à y avoir posé ses pénates. A voir ? L’église du bourg qui sut résister à l’éruption de 1902. De très belles balades dans les sentiers botaniques, le long des gorges de la rivière la Falaise, et, si vous êtes gourmands… Vous trouverez des petits restaurants, simples, familiaux, sans chichi où déguster des ouassous, crevettes géantes d’eau douce fricassées avec des oignons pays, du rhum, de la tomate… Un régal ! Attention, prévoyez un tee-shirt de rechange… On en reparlera !

La distillerie JM, le rhum antan lontan

Au nord-est de la Martinique, Macouba. Une petite bourgade de mille âmes. Y était planté et produit du tabac, au XVIIIème siècle et XIXème siècles. En 1845, Jean-Marie Martin crée une rhumerie, à laquelle il offre ses initiales. En 1914, la famille Crassous de Médeuil rachète la distillerie et ses trois cent hectares, et la gère encore aujourd’hui. Le rhum, ici, est distillé à 72 % pour préserver tout l’arôme de la canne à sucre, de façon traditionnelle, dans des colonnes de cuivre. Depuis plusieurs années, le rhum JM, AOC comme tous les rhums martiniquais, est considéré comme l’un des meilleurs rhums vieux au monde, bien que moins connu dans l’hexagone. Pour mémoire, il y a cinq appellations : les rhums « VO » sont vieux de trois ans, « VSOP », quatre ans, « XO » six ans, « Hors d'âge » entre huit et douze ans, « Millésimé » quinze ans et plus. 

Avec des rhums VO ou VSOP, vous pouvez préparer un ti’punch : rhum, citron vert, sucre de canne liquide ou en poudre, mais à partir du XO, mieux vaut le boire en digestif, comme un Cognac, un vieux Whisky ou un Armagnac, vous en apprécierez tous les parfums. Et toujours le même conseil : pour ôter le feu de l’acool et ne garder que l’arôme en bouche, une gorgée d’eau fraîche après celle de rhum… La craz… 

 

Grand Rivière, la tradition

Sur la pointe nord, au pied de la Pelée, un village de pêcheurs, ancré dans ses traditions, surnommé « la commune du bout du monde », Grand Rivière. Il faut dire que la route Nord-Atlantique s’arrête au milieu du village. Cette route vous paraitra peut-être longue de Fort-de-France, mais également étonnante : vous traversez la forêt tropicale, vous passerez par des ponts métalliques recouverts de végétation. Vous serez accueillis en ville par des paons perchés sur les branches d’arbres géants. Pas d’activité stressante, juste le plaisir de savourer. Vous pourrez acheter du poisson pêché du jour, au marché, vous balader sur la plage Sinaï, bandeau de sable noir, regarder, si le temps vous le permet, l’île de la Dominique, en face, visiter l’église Sainte Catherine et, surtout, admirer la fresque de Jean-Philippe Girard : le Christ entouré d’anges. Vous pourrez visiter l’Habitation Beauséjour, ou les ruines des Habitations Malakoff et Fond Moulin, qui produisaient du café, du cacao, de l’indigo, de la vanille. Un voyage dans le temps… 

La baignoire de Joséphine, le plaisir

A ceux qui vous diront que la Baignoire de Joséphine est un attrape-nigaud, un piège à touriste, ne répondez rien… Parce que la seule réponse possible est d’y aller ! Bien sûr, selon les époques, les jours, il y a du monde, bien sûr, c’est devenu une attraction touristique… Mais ne boudez pas votre plaisir ! C’est aussi une expérience merveilleuse à vivre… Le matin, vous prenez rendez-vous sur le port du François avec un pêcheur reconverti en guide. Vous embarquez sur un bateau de pêche contenant douze personnes, une yole. Et c’est parti ! A environ deux kilomètres du port, entre les Ilets Oscar et Thierry, une bande de hauts fonds de sable blanc, voici la Baignoire de Joséphine. La légende dit que l’impératrice, avant de l’être, s’y baignait. Les pragmatiques rétorquent que « Joséphine » était le nom d’un bateau venant prendre du sable à cet endroit. D’autres encore expliquent qu’il s’agit du patronyme du constructeur de la maison de l’ilet Thierry… Qu’importe ! Dans une eau transparente, au milieu de la mer, assis dans cinquante centimètres de fond, vous dégusterez un planteur et des acras faits « maison ». Vous pourrez avec un simple masque, admirer les poissons, les crabes, la végétation sous-marine, voir peut-être des tortues. Attention aux coups de soleil ! Après cela, selon le programme proposé par votre guide, vous irez déjeuner de langoustes dans un des huit ilets, entourés de leurs habitants : les iguanes. Un contact : Denis 0696 44 46 46

La plage des Salines, la carte postale

Le rêve… Sur plus d’un kilomètre de long, une plage de sable fin, blanc. Bordant la mer des Caraïbes, bleu turquoise. Ici et là, des cocotiers, d’un joli vert, où il fait bon somnoler sous leur ombre bienfaitrice. Bien sûr, il est rare d’y être seul : chaque année, il passe plus de deux millions de visiteurs aux Salines… Le week-end, les familles martiniquaises s’y donnent rendez-vous pour des déjeuners rieurs et bruyants ! La semaine, c’est plus calme, plutôt fréquenté par les touristes. Derrière la plage, une zone boisée de quatre-vingt-trois mètres. Avant, c’était aux Salines que les familles venaient camper le week-end de Pâques. Mais, maintenant que le site est préservé, plus de camping possible. 

La plage a trois parties, la Grande Anse, facile d’accès et très fréquentée, donc, à l’est, la Grande Terre et à l’ouest, la Petite Anse. 

En dépassant la Grande Terre, au bout du parking, après la barrière, débute un sentier. Il faut le prendre, marcher pendant quelques quatre kilomètres, et arriver dans un lieu étrange. En plein milieu de la Martinique verte, de la luxuriance de l’île aux fleurs, une zone quasi désertique : la Savane des Pétrifications. Avant que tous se servent, on y trouvait des arbres fossilisés, ce que l’on nomme : bois flotté. Il faut avancer sur une terre ocre, sans arbre, sans végétation, sauf quelques buissons de hautes herbes jaunâtres, comme sèches qui bruissent au vent. En continuant, on débouche sur un panorama magique : la mer tape fortement sur les rochers, et des gouttes d’embruns accompagnent ses rugissements. Plus loin encore, l’Anse Trabaud, une plage beaucoup moins fréquentée du fait de son accès, d’un kilomètre de long, de sable fin. A découvrir ! 

 

Cap 110, la mémoire

Au Diamant, à l’Anse Caffard, en 1988, a été installé un mémorial consacré à l’esclavage et dédié aux victimes en général, et en particulier aux naufragés du bateau de traite ayant sombré juste en face. Dans la nuit du 8 avril 1830, un bateau au nom toujours inconnu s’est échoué sur les rochers de l’anse Caffard, avec au moins cent trente-deux hommes et femmes à son bord. Quatre-vingt-six d’entre eux ont été sauvé grâce à Monsieur Dizac, de l’Habitation Tournelle et à ses esclaves. Malheureusement, quarante-six périrent. Le 16 avril, les marins, négriers, furent enterrés au cimetière du Diamant, les esclaves à côté du rivage. Si la mort était commune, les enterrements différaient. 

Ce naufrage, le dernier de l’esclavagisme, a une connotation symbolique, suffisamment, pour que la Ville du Diamant désire marquer les esprits en demandant à un sculpteur martiniquais, Laurent Valère d’ériger un monument. 

« Cap 110 Mémoire et Fraternité » est une œuvre triangulaire, comme le commerce d’hommes, triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique. Œuvre faite de quinze statues impressionnantes, en béton blanc, bustes sans sexe, visage penché, dramatique. Face à la mer, face à l’endroit d’où ils sont venus, et où ils périrent. Les panneaux explicatifs racontent l’histoire de ces malheureux et plus encore, le commerce d’hommes et la volonté de la Mairie de ne pas oublier. 

 

La Pointe du Bout, la populaire

La pointe du bout fait partie des Trois Ilets et est la pointe… du bout ! Celle qui entre dans la mer des Caraïbes, celle où il fait bon vivre, dormir, chanter, manger, rire, boire, se baigner et acheter. Peu de propositions culturelles, mais simplement, des envies de se laisser aller ! Beaucoup d’hôtels, du haut de gamme au plus simple, des restaurants, gastronomie locale et crêpes bretonnes ou pizzas, la Pointe du Bout est cosmopolite. C’est le Saint-Trop’ de Martinique ! La plage de l’Anse Mitan, sable blanc et mer turquoise, la Marina, pour le shopping, le village créole pour les souvenirs et l’artisanat local. Quelques belles galeries d’art avec des créations haïtiennes et des artistes locaux en devenir. Et partout, ça sent la vanille, le coco et aussi la crème solaire ! 

Beaucoup de randonnées à palmes ou snorkeling sont proposées, une navette vous permet de vous rendre à Fort-de-France en vingt minutes, tous les jours de 6h30 à 22 heures, pour 7 euros l’aller-retour. 

Envie d’un golf ? Possible ! A l’entrée de la ville des Trois Ilets, un magnifique dix-huit trous vous attend, créé par un pro, Robert Trent Jones, qui a dessiné plus de cinq cent parcours dans le monde entier. A voir aussi, le Domaine de la Pagerie, maison familiale de Marie-Joseph-Rose Tascher de la Pagerie, future Joséphine, impératrice des Français, qui y passa ses seize premières années. Vous y visiterez sa chambre, restaurée, où sont exposées les lettres d’amour de Napoléon. Comme toute la Martinique, la Pointe du Bout est culture, histoire, cuisine et plaisir.